Apocalypse
(Vocabulaire de René Girard de Charles Ramon)
Le terme apocalypse signifie à la fois “catastrophe” (dans le langage courant) et “révélation” (par étymologie). Girard l’emploi bien en ces deux sens. Le Christ, selon lui, est venu apporter la “révélation” de l’innocence des victimes émissaires. Il a jeté la lumière sur les mécanismes sacrificiels par lesquelles les sociétés archaïques se protégeaient de leur violence. En “relevant” ces mécanismes, il les a rendus inefficaces (car ils ne sont efficaces que s’ils restent méconnus de ceux même qui les appliquent). Le bon aspect de la “révélation” est la disparition progressive, dans l’histoire, du recours aux boucs émissaires. Le mauvais aspect en est que la violence peut maintenant se déchaîner sans frein: le monde moderne court vers l’”apocalypse” nucléaire. C’est dire l’ambigüité du rôle du Christ dans l’histoire humaine: est-il venu apporter la “bonne nouvelle” (l’Evangile) ou la mauvaise (l’Apocalypse).







Mt. 10:34:
“Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre, je ne suis pas venu apporter la paix mais le glaive, car je suis venu séparer et dresser l’homme contre son père, la fille contre sa mère, la bru contre sa belle-mère et l’homme aura pour ennemis, les gens de sa maison.”
Jean Dolbouc
janvier 30, 2010 à 9:00