René Girard

Scolies d'après René Girard

Azazel et le chemin du hasard

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Je voudrais qu’il parle du hasard. Comme une chose sacrée relevant de l’extérieur, de ce sur quoi nous n’avons pas prise. Le tirage au sort. Quand il ne peut pas décider qui est bon ou mauvais, il tire au sort. Il appelle cela l’épreuve. Maintenant, cette technique ne marche plus. Plus de hasard. Si je veux décider, il faut un procès. Un perdant un gagnant. Quand je tape un nom sur google, je veux un résultat. Le résultat ne sera pas le fruit du hasard. Si je le rencontre, c’est parce que j’ai rendez-vous avec lui. Ou elle. Mais… Quelquefois… Par exemple, les coïncidences, ce qu’on ne s’explique pas, tel chose qui arrive à tel moment comme un fait exprès, comme si dans la Matrix de Google, quelque chose avait fait monter une page inattendue? Quel rapport tout cela peut-il entretenir avec le mal quand on sait que le tirage au sort de Google (cet infini), est précisément le produit d’un calcul, le contraire d’un hasard. La faim, l’argent, le sexe, le besoin de sécurité, de confort, d’amour. Tout cela semble pouvoir se calculer dans une atmosphère de concurrence.

Jean Pierre Dupuy

Il parle du hasard à partir de la troisième partie qui s’appelle Loterie à Babylone. Dans le premier chapitre, du hasard dans le problème théologico-politique.

Rédigé par ...

mars 5, 2010 à 12:34

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