René Girard

Scolies d'après René Girard

Objet du désir

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Dilgo désire Clémentine.

Voilà un objet, et le sujet de cet objet, reliés par la relation simple du désir.

On peut imaginer alors qu’une relation simple les unit. Le désir de Clémentine est une formation du sujet singulier. Dilgo. Chacun existe de part et d’autre, il n’y a pas de mouvement. Il n’y a pas de problème à la limite, Dilgo avait le choix entre plusieurs objets, il n’a pas choisi le plus facile.

On dira que, sans doute, le plus facile n’aurait pas satisfait son désir. Il aurait pu au moins prendre un objet possible. Il n’y avait cependant rien d’impossible au départ, sa relation à Clémentine semble avoir pris une mauvaise tournure progressivement.

D’ailleurs, nous observons également que leur relation semble se réduire à l’obstacle que Clémentine oppose désormais au désir de Dilgo.

Objet, sujet, tout cela semble avoir disparu, ne semble plus être le problème. Tout ce qui reste est une relation d’offuscation réciproque. Le désir est une relation, mais l’objet et le sujet n’en sont pas forcément les termes, pourquoi pas un maître ou un esclave.

Par exemple, Dilgo amant malheureux, est servi par le dédain de Clémentine qui ne semble pas plus heureuse dans son désir. C’est le premier point, la notion d’objet, chez René Girard, n’est pas pertinente. Il faut trouver autre chose.

Mensonge romantique et vérité romanesque

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Written by grandpressigny

mars 9, 2008 à 5:35

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