René Girard

Scolies d'après René Girard

Archive for the ‘René Girard et la science’ Category

Azazel et le chemin du hasard

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Je voudrais qu’il parle du hasard. Comme une chose sacrée relevant de l’extérieur, de ce sur quoi nous n’avons pas prise. Le tirage au sort. Quand il ne peut pas décider qui est bon ou mauvais, il tire au sort. Il appelle cela l’épreuve. Maintenant, cette technique ne marche plus. Plus de hasard. Si je veux décider, il faut un procès. Un perdant un gagnant. Quand je tape un nom sur google, je veux un résultat. Le résultat ne sera pas le fruit du hasard. Si je le rencontre, c’est parce que j’ai rendez-vous avec lui. Ou elle. Mais… Quelquefois… Par exemple, les coïncidences, ce qu’on ne s’explique pas, tel chose qui arrive à tel moment comme un fait exprès, comme si dans la Matrix de Google, quelque chose avait fait monter une page inattendue? Quel rapport tout cela peut-il entretenir avec le mal quand on sait que le tirage au sort de Google (cet infini), est précisément le produit d’un calcul, le contraire d’un hasard. La faim, l’argent, le sexe, le besoin de sécurité, de confort, d’amour. Tout cela semble pouvoir se calculer dans une atmosphère de concurrence.

Jean Pierre Dupuy

Il parle du hasard à partir de la troisième partie qui s’appelle Loterie à Babylone. Dans le premier chapitre, du hasard dans le problème théologico-politique.

Written by Pierre-Henri Murcia

mars 5, 2010 at 12:34

Cet insensé est René Girard

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Seul un insensé, ignorant tout des normes de la recherche en sciences humaines, peut aujourd’hui proférer les énormités suivantes. En dépit, ou plutôt du fait même de son bruit et de sa fureur, l’histoire de l’humanité, prise dans sa globalité, a un sens. Ce sens nous est accessible: la science de l’homme est possible, mais ce n’est pas l’homme qui l’a faite. Elle lui a été donnée par une Révélation divine. La vérité de l’homme est religieuse. De toutes les religions, une seule possède le savoir sur le monde humain, et donc sur toutes les religions qui l’ont précédée. C’est le christianisme, en tant qu’il se fonde sur les Évangiles, c’est-à-dire sur les récits de la mise à mort du Christ.

Cet insensé est René Girard.

Jean-Pierre Dupuy, La Marque du Sacré, carnetsnord, 2008.

Written by Pierre-Henri Murcia

décembre 15, 2009 at 10:21

La Marque du Sacré par Jean-Pierre Dupuy

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Le moins que l’on puisse dire c’est que ce livre bouscule nos idées reçues. Pour ne prendre qu’un exemple, la soi-disant raréfaction de l’énergie  fossile. En réalité, selon la fameuse règle du tiers, si on brûle ne serait-ce qu’un tiers de  l’énergie disponible, sans même se mettre en situation de rendre cette énergie rare, le pétrole pour ne citer que le plus fameux, on aura largement dépassé la capacité de la Terre à encaisser les émissions de carbone. En réalité, un tiers de la réserve suffirait à tout chambouler notre climat. Donc, ceux qui disent qu’on va manquer de pétrole se trompent. Le problème de l’énergie fossile est exactement inverse, on en a trop.

Tout le livre est comme ça. Sur fond d’une réflexion pour montrer comment notre raison, notre pensée scientique est enracinée dans la métaphysique religieuse, et chrétienne en particulier. Evidemment, si je vous parle de jean-Pierre Dupuy sur ce blog, c’est que c’est un brillant essayiste grand connaisseur de René Girard.

Son super livre, La Marque du sacré, j’en suis à la moitié. Il est publié dans les mêmes éditions que le dernier bouquin apocalyptique de René Girard, Achever Clausewitz. Les éditions Carnet Nord.

La catastrophe (écologique, nucléaire, nano-bio-technologique…) a commencée mais notre refus du religieux nous empêche de la voir.

Et pourquoi? Parce que c’est le religieux, ou plutôt sa disparition qui est à l’origine de cette catastrophe. De plus la disparition du religieux se double d’une révélation sur la nature du religieux lui-même comme berceau de notre propre savoir scientifique sur l’homme. Un livre passionnant mais il vaut mieux, donc, se renseigner un peu sur René Girard avant de l’aborder puisqu’il est le résultat d’une empoignade avec le père de la Théorie mimétique. Jean-Pierre Dupuy a écrit son premier livre inspiré par cette théorie il y a trente ans, L’enfer des choses. Et ça vaut le détour.

Written by grandpressigny

octobre 5, 2009 at 7:03